Facturation Électronique TPE

La réforme

Facturation électronique 2026-2027 : le guide complet pour mettre votre TPE en conformité

L'équipe CSX MultimédiaMis à jour le 15 min de lecture

Mis à jour le 16/07/2026 — par l'équipe CSX Multimédia, spécialiste de l'informatique de gestion des TPE et PME. Toutes les dates, montants et références de cette page ont été vérifiés en source officielle les 15 et 16 juillet 2026.

À partir du 1er septembre 2026, la façon dont votre entreprise envoie et reçoit ses factures change en profondeur. Ce guide rassemble tout ce qu'un dirigeant de TPE doit savoir : qui est concerné, à quelles dates, par quelle plateforme passer, combien cela coûte réellement et ce que vous risquez si vous n'êtes pas prêt. Chaque chiffre est sourcé et daté ; les pages officielles citées figurent en fin d'article.

La facturation électronique, c'est quoi exactement ?

Une facture électronique est une facture émise, transmise et reçue sous un format de données structuré via une plateforme agréée — un PDF envoyé par e-mail n'en est pas une. C'est l'article 289 bis du Code général des impôts qui pose cette définition : la facture doit respecter une forme normée, comporter les mentions obligatoires dans des champs de données dédiés, et transiter par une plateforme partenaire de l'administration.

La réforme repose en réalité sur un triptyque. Le e-invoicing désigne l'émission et la réception de factures électroniques entre entreprises françaises assujetties à la TVA (B2B domestique). Le e-reporting est la transmission à l'administration fiscale des données de vos transactions qui ne donnent pas lieu à une facture électronique : ventes aux particuliers, clients étrangers, ainsi que certaines données de paiement. Enfin, le B2G (facturation à destination de l'État et des collectivités) existe déjà : il passe par Chorus Pro depuis 2020 et n'est pas modifié par la réforme.

Les 3 formats admis : Factur-X, UBL et CII

Trois formats structurés sont acceptés par les plateformes agréées. Factur-X est un format hybride : un PDF lisible par l'humain qui embarque un fichier de données XML lisible par la machine. UBL (Universal Business Language) est un format XML purement structuré, très répandu en Europe. CII (Cross Industry Invoice) est également un XML structuré, issu des normes des Nations unies.

Qui est concerné par la réforme ?

Toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA sont concernées, y compris les micro-entreprises en franchise en base — seule la date de vos obligations varie selon votre taille. Selon economie.gouv.fr, plus de 10 millions d'acteurs économiques sont concernés par la généralisation de la facturation électronique.

Le point qui piège le plus de dirigeants : être assujetti à la TVA n'est pas la même chose qu'en être redevable. Un auto-entrepreneur en franchise en base ne facture pas la TVA (il n'en est pas redevable), mais il reste assujetti car il exerce une activité économique de manière indépendante. Or, c'est l'assujettissement qui déclenche les obligations de la réforme : la franchise en base ne vous en dispense pas.

Restent hors du champ du e-invoicing : les opérations exonérées de TVA en application de l'article 261 du CGI (santé, enseignement, certaines activités associatives…), et les ventes aux particuliers — ces dernières basculent en revanche dans le e-reporting. Trouvez votre ligne :

Votre profilRecevoir dès le 01/09/2026Émettre dès le 01/09/2027E-reportingNote
Micro-entreprise en franchise de TVAAssujettie même sans facturer la TVA — voir facture électronique et auto-entrepreneurs
Artisan avec clients professionnels (B2B)Si ventes aux particuliersLe cas TPE le plus classique
Commerçant vendant aux particuliers (B2C)✘ sur les ventes B2C✔ (ventes B2C)Reçoit ses factures fournisseurs via PA ; déclare ses ventes en e-reporting
Profession libérale aux actes exonérés (ex. santé)Selon activité✘ sur les actes exonérés✘ sur les actes exonérésOpérations art. 261 CGI hors champ ; obligations limitées aux éventuelles opérations taxables
AssociationSelon assujettissementSelon assujettissementSelon assujettissementSeules les activités lucratives assujetties à la TVA sont concernées
Loueur en meublé (LMNP)Selon régime✘ si location exonérée✘ si location exonéréeLa location meublée exonérée est hors champ ; la para-hôtellerie taxable est concernée
AgriculteurSi ventes B2C ou exportSuit le calendrier PME/TPE, y compris au régime agricole de TVA
E-commerçant B2C✘ sur les ventes B2C✔ (ventes B2C)Volume de e-reporting potentiellement élevé : anticiper l'outillage
TPE B2B « classique » (services, négoce)Si opérations B2C ou internationalesLe cœur de cible de la réforme
Holding✘ si holding pure✘ si holding pure✘ si holding pureUne holding pure n'est pas assujettie ; une holding animatrice l'est
Entreprise étrangère facturant en France✘ (non établie)✘ (non établie)Selon opérations taxables en FranceLe e-invoicing vise les assujettis établis en France
Auto-entrepreneur mixte B2B/B2C✔ (ventes B2B)✔ (ventes B2C)Cumule les deux obligations selon le client facturé

Votre cas n'est pas dans le tableau, ou coche plusieurs lignes ? Consultez la FAQ facturation électronique, qui traite les situations limites une par une.

Les 3 obligations : réception, émission, e-reporting

La réforme crée trois obligations distinctes : recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026, en émettre (2026 ou 2027 selon votre taille), et transmettre vos données de transaction à l'administration (e-reporting). Beaucoup de dirigeants n'en retiennent qu'une — l'émission — alors que la première échéance qui les concerne est la réception.

Recevoir des factures électroniques (1er septembre 2026, tout le monde)

Concrètement, « être en mesure de recevoir » signifie deux choses : avoir choisi une plateforme agréée et être référencé dans l'annuaire national des entreprises destinataires. À partir du 1er septembre 2026, vos fournisseurs de grande taille factureront exclusivement au format électronique via leur plateforme : si vous n'êtes raccordé à aucune plateforme de réception, leurs factures ne pourront pas vous être acheminées normalement, avec à la clé des relances, des litiges de règlement — et, après mise en demeure de l'administration, une amende (voir la section sanctions).

Émettre des factures électroniques (2026 pour les GE et ETI, 2027 pour tous)

Les grandes entreprises et les ETI émettent au format électronique dès le 1er septembre 2026 ; les PME, TPE et micro-entreprises au 1er septembre 2027. Chaque facture suivra un cycle de vie normalisé (déposée, rejetée, refusée, encaissée…) dont les statuts transitent par les plateformes — nous détaillons ces statuts dans les pages du cluster, inutile de les mémoriser à ce stade.

Le e-reporting, l'obligation oubliée

Le e-reporting oblige à transmettre à l'administration, via votre plateforme agréée, les données de vos transactions non couvertes par le e-invoicing : ventes aux particuliers (B2C), opérations avec des clients étrangers, et certaines données de paiement pour les prestations de services. Il suit le même calendrier que l'émission : 2026 pour les GE et ETI, 2027 pour les autres. Détail complet : e-reporting : qui, quoi, quand.

Votre entreprise sera-t-elle prête le 1er septembre 2026 ? Vérifiez-le en 2 minutes.

Quel est le calendrier ? (dates officielles)

Deux dates structurent la réforme : le 1er septembre 2026 (réception pour tous, émission pour les grandes entreprises et ETI) et le 1er septembre 2027 (émission et e-reporting pour les PME, TPE et micro-entreprises). Ces échéances sont confirmées par le ministère de l'Économie sur sa page officielle dédiée.

CatégorieCritères (décret n° 2008-1354)RéceptionÉmissionE-reporting
Grande entreprise (GE)≥ 5 000 salariés, ou CA > 1,5 Md€ et bilan > 2 Md€01/09/202601/09/202601/09/2026
ETI< 5 000 salariés et CA ≤ 1,5 Md€ ou bilan ≤ 2 Md€01/09/202601/09/202601/09/2026
PME< 250 salariés et CA ≤ 50 M€ ou bilan ≤ 43 M€01/09/202601/09/202701/09/2027
TPESous-ensemble des PME (pas de catégorie légale distincte)01/09/202601/09/202701/09/2027
Micro-entreprise (y c. franchise en base)< 10 salariés et CA ou bilan ≤ 2 M€01/09/202601/09/202701/09/2027

Une souplesse existe : la loi de finances pour 2024 autorise un report de chaque échéance par décret, de trois mois au maximum — soit au plus tard le 1er décembre 2026 —, mais aucun décret de report n'a été pris au 16 juillet 2026. Pour le détail jalon par jalon et votre rétro-planning, consultez le calendrier détaillé de la facturation électronique.

Par quelle plateforme passer ? PA (ex-PDP), PPF, OD, SC : qui fait quoi

Depuis l'abandon du portail public de facturation dans ce rôle (octobre 2024), passer par une plateforme agréée (PA, anciennement PDP) immatriculée par la DGFiP est le seul canal d'émission et de réception des factures électroniques. Le 15 octobre 2024, la DGFiP a en effet renoncé à offrir un portail public gratuit d'échange de factures : le PPF est recentré sur deux missions techniques, l'annuaire des entreprises et la concentration des données à destination de l'administration fiscale.

Autour des PA gravitent deux autres familles d'acteurs, qu'il ne faut pas confondre. Les opérateurs de dématérialisation (OD) et les « solutions compatibles » (SC) — logiciels de facturation, de caisse ou de comptabilité — peuvent préparer et transporter vos factures, mais ils ne sont pas immatriculés par l'administration : ils doivent obligatoirement s'adosser à une plateforme agréée pour transmettre les factures et les données à la DGFiP. Avant de signer quoi que ce soit, vérifiez l'immatriculation de votre futur prestataire sur la liste des plateformes agréées à jour — la liste officielle est publiée et mise à jour sur impots.gouv.fr, et 137 plateformes y figurent au 16 juillet 2026.

Côté budget, bonne nouvelle : des offres sans surcoût existent. C'est le cas, factuellement, du module de facturation électronique d'Odoo — Odoo, plateforme agréée immatriculée par la DGFiP —, dont le module « French e-invoicing » est disponible depuis juin 2026 sur les éditions Enterprise et Community, sans abonnement additionnel annoncé.

Les 4 nouvelles mentions obligatoires sur vos factures

La réforme ajoute quatre mentions obligatoires sur toutes les factures : le numéro SIREN du client, la catégorie de l'opération, l'option pour le paiement de la TVA sur les débits le cas échéant, et l'adresse de livraison si elle diffère de celle du client. Cette liste est confirmée par economie.gouv.fr, et les mentions s'appliquent à compter du 1er septembre 2026.

MentionCe qu'il faut indiquerExemple concret TPERéférence réglementaire
Numéro SIREN du clientLes 9 chiffres d'identification de l'entreprise clienteVotre client « SARL Dupont Rénovation » doit apparaître avec son SIREN 123 456 789 — à collecter dès maintenant dans vos fiches clientsDécret n° 2024-266 du 25 mars 2024
Catégorie de l'opérationVente de biens, prestation de services, ou les deux (opérations distinctes)Un plombier qui fournit et pose un chauffe-eau indique « livraison de biens et prestation de services »Décret n° 2024-266 du 25 mars 2024
Option pour la TVA sur les débitsLa mention explicite de l'option, si vous l'avez exercéeUn bureau d'études ayant opté déclare la TVA à la facturation et non à l'encaissement : la mention doit figurerDécret n° 2024-266 du 25 mars 2024
Adresse de livraisonL'adresse complète de livraison des biens, uniquement si différente de l'adresse de facturationUn artisan livre un chantier à Lyon alors que le siège du client est à Paris : l'adresse du chantier apparaîtDécret n° 2024-266 du 25 mars 2024

Combien coûte la mise en conformité à une TPE ?

Selon votre logiciel actuel, la mise en conformité coûte entre 0 € et plusieurs centaines d'euros par an : le prix dépend surtout de la politique tarifaire de votre éditeur, pas de la réforme elle-même. Le coût total se décompose en quatre postes : l'abonnement ou l'option « plateforme agréée » de votre éditeur, une éventuelle montée de version, le temps de paramétrage, et la formation de l'équipe.

Trois scénarios types, relevés le 15 juillet 2026 sur les communications publiques des éditeurs :

  • Vous utilisez EBP. EBP, racheté par le groupe Cegid en juillet 2024, assure la conformité via la plateforme agréée Cegid, intégrée aux logiciels EBP en abonnement. Selon les communications d'EBP et de Cegid, l'accès à la PA est inclus dans les abonnements en cours. Le vrai sujet de coût concerne les utilisateurs d'anciennes licences perpétuelles, pour qui la conformité passe par une bascule vers l'abonnement : le montant dépend de la gamme et de la situation contractuelle, et EBP ne publie pas de grille de passage unique — exigez un devis écrit et daté avant de basculer. Détail complet : EBP face à la facture électronique : les coûts réels.
  • Vous utilisez Sage. Sage Network, la plateforme agréée de Sage, a obtenu son immatriculation définitive en décembre 2025 et est intégrée aux offres Sage 50 et Sage 100. L'abonnement inclut un volume annuel de factures — 6 000 pour Sage 50, 12 000 pour Sage 100 selon la documentation Sage (relevé du 16/07/2026) —, puis une facturation à la consommation au-delà, dont le barème n'est pas public : vérifiez les conditions de dépassement prévues à votre contrat. Détail complet : Sage et la facturation électronique : quotas et coûts.
  • Vous passez à Odoo. L'éditeur est immatriculé plateforme agréée par la DGFiP et son module de facturation électronique est fourni sans surcoût, sans quota annoncé, sur les éditions Enterprise et Community (module « French e-invoicing », juin 2026). Le coût de ce scénario n'est donc pas la conformité, mais la migration : reprise des données, paramétrage, formation. Voir le vrai coût d'Odoo pour une TPE.
ScénarioCoût logiciel / option PACoût par facture ou quotaTemps interne estiméTotal indicatif année 1Source (relevée le 15/07/2026)
Rester sur EBP (PA Cegid)Inclus dans l'abonnement en cours ; bascule licence → abonnement pour les licences perpétuelles (montants selon gamme, sur devis — pas de grille publique)Non communiqué0,5 à 1 jour (paramétrage, annuaire)Selon situation contractuelleCommunications EBP/Cegid
Rester sur Sage (PA Sage Network)Inclus dans l'abonnement6 000 (Sage 50) à 12 000 (Sage 100) factures/an incluses, puis consommation (barème non public)0,5 à 1 jourAbonnement en cours, sauf dépassement de volumeDocumentation Sage
Passer à Odoo (éditeur immatriculé PA)Module facturation électronique sans surcoût (Enterprise et Community)Sans quota annoncé2 à 5 jours (migration + formation)Coût de migration uniquement (0 € de surcoût PA)odoo.com (annonce d'immatriculation)
Ajouter une PA indépendante à l'existant0 € à ~30 €/mois selon les offres du marchéVariable selon volume (n.c.)1 à 2 jours (double outil à connecter)0 à ~400 €/an + temps de liaisonGrilles publiques des PA, à relever au cas par cas

Pour comparer poste par poste les quatre environnements, consultez notre comparatif EBP, Sage, Cegid, Odoo. Aucun de ces chiffres ne constitue un jugement sur la qualité des logiciels : ce sont les grilles publiées par les éditeurs, avec leur date de relevé.

Quelles sanctions en cas de non-conformité ?

Le défaut d'émission d'une facture sous forme électronique est sanctionné par une amende de 50 € par facture, plafonnée à 15 000 € par année civile ; le manquement au e-reporting, par une amende de 500 € par transmission, plafonnée elle aussi à 15 000 € par an — montants fixés par l'article 123 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, vérifiés sur les sources officielles le 15 juillet 2026.

Le dispositif complet comporte trois volets. Pour le défaut d'émission : 50 € par facture, plafond de 15 000 € par année civile (art. 1737 CGI modifié). Pour le défaut de raccordement à une plateforme agréée en réception : l'administration adresse d'abord une mise en demeure de se conformer sous trois mois ; si le manquement persiste, une amende de 500 € est prononcée, puis 1 000 € à l'issue de chaque nouvelle période de trois mois tant que la situation n'est pas régularisée. Pour le e-reporting : 500 € par transmission manquante, plafond de 15 000 € par an.

Un droit à l'erreur est prévu : ces sanctions ne s'appliquent pas en cas de première infraction commise au cours de l'année civile en cours et des trois années précédentes, si elle est réparée spontanément ou dans les trente jours suivant une première demande de l'administration. Autrement dit, l'administration commence par accompagner — mais l'absence durable de raccordement finit par coûter cher. Analyse complète des textes : sanctions de la facturation électronique en détail.

Comment se préparer : la checklist en 5 étapes

Cinq étapes suffisent à une TPE : faire l'état des lieux de son logiciel, choisir sa plateforme agréée, se raccorder et se déclarer dans l'annuaire, mettre à jour ses fiches clients (SIREN), et tester avant l'échéance.

  1. Faites l'état des lieux de votre logiciel. Votre outil actuel est-il une solution compatible ? À quelle plateforme agréée s'adosse-t-il, et à quel prix ? Combien de factures émettez-vous par an ? Notre audit de conformité gratuit répond à ces trois questions en une session.
  2. Choisissez votre plateforme agréée. Comparez les offres sur la liste officielle : coût, volume inclus, intégration avec votre logiciel. C'est la décision structurante — le reste en découle.
  3. Raccordez-vous et déclarez-vous dans l'annuaire. Ouvrez votre compte sur la plateforme retenue et vérifiez que votre entreprise y est bien désignée comme destinataire dans l'annuaire national : c'est ce qui permettra à vos fournisseurs de vous adresser leurs factures dès le 1er septembre 2026.
  4. Mettez à jour vos fiches clients. Collectez le SIREN de chaque client professionnel et les adresses de livraison distinctes : ce sont deux des quatre nouvelles mentions obligatoires, et la collecte prend plus de temps qu'on ne l'imagine.
  5. Testez avant l'échéance. Émettez et recevez des factures de test avec deux ou trois partenaires réels. Calez ce test sur le rétro-planning proposé dans notre calendrier détaillé de la facturation électronique.

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À lire ensuite : liste des plateformes agréées à jour · calendrier détaillé de la facturation électronique · FAQ facturation électronique · EBP face à la facture électronique : les coûts réels · Sage et la facturation électronique : quotas et coûts · Odoo, plateforme agréée immatriculée par la DGFiP

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Questions fréquentes

La facturation électronique est-elle obligatoire pour les micro-entreprises ?

Oui. Les micro-entreprises, y compris en franchise en base de TVA, doivent pouvoir recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026, puis émettre leurs factures au format électronique et transmettre leur e-reporting à compter du 1er septembre 2027. La franchise en base ne dispense de rien : elle signifie que vous n'êtes pas redevable de la TVA, mais vous restez assujetti.

Un PDF envoyé par e-mail reste-t-il valable après septembre 2026 ?

Entre professionnels établis en France, non à terme. Tant que votre fournisseur n'a pas atteint sa propre échéance d'émission (2026 pour les GE et ETI, 2027 pour les autres), il peut encore vous adresser un PDF. Mais dès qu'il bascule, ses factures transitent obligatoirement par une plateforme agréée au format structuré — et les vôtres suivront le même chemin au 1er septembre 2027.

Qu'est-ce qu'une plateforme agréée (PA, ex-PDP) ?

C'est un opérateur de dématérialisation immatriculé par la DGFiP, seul habilité à transmettre les factures électroniques entre entreprises et les données à l'administration fiscale. Anciennement appelées PDP (plateformes de dématérialisation partenaires), elles sont 137 à figurer sur la liste officielle publiée sur impots.gouv.fr (fichier du 6 juillet 2026, consulté le 16 juillet 2026), régulièrement mise à jour.

Combien coûte une plateforme agréée pour une TPE ?

De 0 € à plusieurs dizaines d'euros par mois selon les offres. Des solutions sans surcoût existent, dont le module d'Odoo — éditeur immatriculé plateforme agréée par la DGFiP — ou les volumes inclus dans certains abonnements d'éditeurs. Le tableau des coûts de ce guide compare les scénarios poste par poste, avec sources et dates de relevé.

Quelles sanctions si je ne suis pas prêt le 1er septembre 2026 ?

Pour une TPE, l'obligation de 2026 est la réception : l'absence de raccordement à une plateforme agréée expose, après une mise en demeure de trois mois restée sans effet, à une amende de 500 €, puis 1 000 € par nouvelle période de trois mois. Le défaut d'émission (échéance 2027 pour les TPE) coûte 50 € par facture, plafonné à 15 000 € par an — montants de la loi de finances pour 2026, vérifiés le 15 juillet 2026.

Le calendrier peut-il encore changer ?

Les dates du 1er septembre 2026 et du 1er septembre 2027 sont inscrites dans la loi. La loi de finances pour 2024 permet au Gouvernement de décaler chaque échéance par décret de trois mois au maximum (clause de sauvegarde, soit au plus tard le 1er décembre 2026), mais aucun décret de report n'a été pris au 16 juillet 2026. Cette page est mise à jour à chaque évolution réglementaire.

Sources officielles

  1. Ministère de l'Économie — « Tout savoir sur la facturation électronique pour les entreprises » : https://www.economie.gouv.fr/tout-savoir-sur-la-facturation-electronique-pour-les-entreprises — consulté le 15 juillet 2026
  2. Entreprendre Service-Public (DILA) — « Facturation électronique : les sanctions évoluent », 20 février 2026 : https://entreprendre.service-public.gouv.fr/actualites/A18802 — consulté le 15 juillet 2026
  3. Légifrance — Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, article 123 : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2026/2/19/CPPX2524517L/jo/article_123 — consulté le 15 juillet 2026
  4. Légifrance — Code général des impôts, article 1737 (version en vigueur) : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000053546686 — consulté le 15 juillet 2026
  5. Légifrance — Décret n° 2024-266 du 25 mars 2024 (calendrier et nouvelles mentions obligatoires) : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049328045 — consulté le 15 juillet 2026
  6. DGFiP / impots.gouv.fr — « Je consulte la liste des plateformes agréées » (page modifiée le 6 juillet 2026) : https://www.impots.gouv.fr/je-consulte-la-liste-des-plateformes-agreees — consulté le 16 juillet 2026
  7. Entreprendre Service-Public (DILA) — « Facturation électronique : la liste des plateformes agréées immatriculées », 19 janvier 2026 : https://entreprendre.service-public.gouv.fr/actualites/A18759 — consulté le 15 juillet 2026
  8. Légifrance — Décret n° 2008-1354 du 18 décembre 2008 (catégories d'entreprises : GE, ETI, PME, micro) : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000019961059 — consulté le 15 juillet 2026
  9. Légifrance — Code général des impôts, article 289 bis (définition de la facture électronique), version en vigueur : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046195635 — consulté le 16 juillet 2026
  10. Odoo — « Odoo officiellement Plateforme Agréée (PA) en France » : https://www.odoo.com/blog/odoo-news-5/odoo-an-approved-platform-pa-registered-in-france-for-electronic-invoicing-2193 — consulté le 15 juillet 2026

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